Désillusion cruelle,
Tu as tué encore une parcelle,
De mon c½ur qui hurle,
De mon corps qui brûle.
Mon esprit vit d'illusions,
Paraitre, il faut.
Il s'amuse de déceptions,
Pour afficher son égo.
L'auto-destruction vit en moi.
Chaque parcelle est marquée d'un sceau
Petit à petit, elles s'arment et se déploient,
Devant le gouffre, vue de haut.
Égoïsme, narcissisme,
Mensonge, perversion,
Calculs et négation,
Naïveté ou masochisme?
Mon c½ur hurle,
Mon esprit calcule,
Mon âme pleure,
Mon corps meurt.
Ma souffrance ne vient que de moi.
De ce monstre en moi.
Celui qui décide d'inventer et de détruire ce à quoi mon c½ur a cru.
Celui qui apporte les angoisses des nuits blanches et des heures perdues.
Celui qui s'efforce, le sourire triomphant,
De me souffler le malheur, d'un ton patient.
Celui qui m'a pris l'innocence de l'enfance.
Celui qui hante ma conscience.
Celui qui me retire mes joies,
Mais qui ne porte pas la croix.
Celui qui détruit mes amitiés et amours par ma propre voix.
Celui qui est ici le tout puissant roi.
Sous couvert d'une fausse vertu,
D'une vieille douleur cachée,
Donne justifications aux peines reçues,
Et mortifie mon âme damnée.
Sursis, mon âme hurle de ne pas poursuivre,
Mon corps enchainé n'as plus le choix.
Mon c½ur se berce toujours d'illusions, ivre.
Et les plus belles sont celle là.
Mon impuissance me hante
Dans ce combat au corps à corps,
Ai-je vraiment une seule chance?
De l'emporter, changer mon sort.
Il a la plus meurtrière des armes: le mensonge,
Et la plus fine des ruses, son faux départ.
Face à lui, mes mains nues ne sont que des ombres,
Je me relève, luttant encore, il est trop tard.
Retomber, plus loin, dans la poussière,
Plus faible que jamais.
Plus meurtrie qu'hier,
L'espoir, petite lueur, ne mourra jamais.
Mais ses yeux cruels s'en réjouissent,
L'encourage par d'autres vices,
Pour obtenir le plaisir pervers,
De pouvoir à nouveau me jeter plus bas que terre.
Plus brisée encore,
Effondrée, sans force,
Chaque minute pour les rassembler,
C'est voir son pouvoir encore augmenter.